Du côté de nos amis biblioblogueurs anglosaxons, j'observe depuis quelques temps un certain "buzz" autour du réseau social Facebook. Un buzz à vocation bibliothéconomique, indéniablement ; d'ailleurs la première fois que j'en ai entendu parler ça devait être à ELAG.
En fait, je n'ai jamais été très branchée réseaux sociaux ; à part une courte expérience sur Ning dans la continuité des biblioblogs, je ne me suis jamais inscrite au moindre réseau auparavant. Donc voilà, Facebook, je tente ou plutôt, j'explore.
En fait ce qui a attiré mon attention sur Facebooks c'est un autre outil, Libguides. Il s'agit d'un système de publication qui permet de fabriquer facilement des descriptions de collections dans une style "2.0", comme par exemple ça : Finding Newspapers. Vous remarquerez le côté "humain" du bibliothécaire, dont on peut voir la photo à côté de son oeuvre et à qui on peut laisser un message même en temps réel : un service qui autant que je puisse en juger n'existe pas dans une bibliothèque de la vraie vie parce que 1. les bibliothécaires ne signent pas personnellement leurs outils de recherche et 2. la consultation de l'outil et la rencontre avec le bibliothécaire sont souvent des phénomènes asynchrones.
En outre, ce système de publication de guides est Facebook-proof, ce qui semble être un gros argument de vente aux States ; sans doute parce que l'utilisation de Facebook est assez naturelle chez les étudiants qui, dans Facebook, peuvent retrouver leur université, leurs copains et leurs profs en un clic en entrant leur adresse e-mail.
Pour nous bibliothécaires français, l'intérêt de Facebook reste très limité, nos universités et nos entreprises locales n'étant encore que faiblement représentées. Quant à Libguides, guère mieux parce que cela me semble assez éloigné de la façon dont on aborde la valorisation des collections chez nous. Bref rien de tout cela ne vaut un bon vieux blog ;-)
Merci à Peter Scott ainsi qu'à Matthieu pour les tuyaux donnés "in RL".

