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L'image et l'obole

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Si comme moi vous vous intéressez aux images, j'ai trois visites indispensables à vous proposer.

Il y a peu, une très belle tribune a été publiée par André Gunthert sur le problème de l'image et de sa diffusion dans un monde où on re-patrimonialise (si vous permettez) des images libres de droits. Un texte, lorsqu'il tombe dans le domaine public, tout le monde se l'approprie, le copie, le réutilise. Alors que : "une image ne quitte le territoire du droit d'auteur que pour entrer dans celui du droit patrimonial : elle appartient toujours à une collection ou un ayant droit qui en octroie les reproductions selon son bon vouloir.". Un état de fait qui pourrait finir par avoir raison des études en histoire de l'art.
Je ne saurais trop vous recommander le fil RSS des Actualités de la recherche visuelle qui sont en général une mine et un plaisir de lecture.

Ailleurs, KA de la Boîte à images cherche un modèle économique pour son blog qui lui prend trop de temps. Contrairement à beaucoup, il n'a pas choisi les Google Ads, il a choisi l'obole : demander à chacun de ses (nombreux) lecteurs de lui verser un euro symbolique. La somme de toutes ces parties ne le sera pas, elle, symbolique, et lui permettra de continuer à proposer des articles de qualité.
Un euro pour 530 articles d'histoire de l'art et d'analyse de l'image, toutes périodes et tous

La Tentation

Ce sujet a été abordé à IPRES. Et si la numérisation (et la perspective de sa conservation sur le long terme) avait un effet pervers : les décideurs pourraient penser qu'il n'est plus utile de conserver les originaux, et en profiter pour les vendre au meilleur prix afin de réinvestir dans autre chose.

La tentation de St Antoine, par Callot

Cette tentation ne paraît pas si hallucinante, quand on voit qu'à Karlsruhe des gens sont prêts à revendre les manuscrits de la bibliothèque, sans même avoir songé à les numériser d'abord !

Je trouve totalement scandaleux qu'on puisse seulement avoir l'idée de vendre ce genre de patrimoine dans une bibliothèque, quelle qu'en soit la raison (enfin, encore si c'était pour sauver des gens ou résoudre définitivement le problème de la faim dans le monde). Et il m'est tout aussi odieux de penser qu'on puisse sacrifier sur l'autel de la numérisation des originaux qui n'ont fait de mal à personne.

Quand on commence un projet de numérisation, il est essentiel de défendre dès le départ le principe d'intégrité des originaux : une intégrité qui suppose qu'on ne les détruit pas, et qu'on ne les aliène pas non plus.

Dans un environnement patrimonial, la numérisation devrait également jouer son rôle conservation préventive : la communication des originaux n'étant dès lors accordée que si elle est vraiment nécessaire (je sens que là,

Un peu de pub

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Nous aimons par dessus tout, Got et moi, faire la route dans des coins de France inconnus et nous arrêter dans des petits villages pour y découvrir des beautés le plus souvent méconnues (sauf exceptions).

Pour repérer ces villages, nous avons pris l'habitude de nous fier à un label, celui des plus beaux villages de France. Nous n'avons jamais, ou presque, été déçus par ce label même si tous ces villages sont très différents y compris d'un point de vue émotionnel.

Alors, se fiant à son expertise d'utilisateur désormais avancé de FlickR, Got a créé un groupe pour rassembler les photos prises dans les villages qui portent ce label.

Vous qui avez visité Castelnou, Vézelay, Conques, St Guilhem le désert, ou bien Gerberoy, Roussillon, St Véran, Flavigny ou Riquewihr, ou encore un des 148 villages qui portent ce label, si vous avez un compte Flickr et des photos de ces coins, rejoignez notre groupe ! Soyez nombreux ! Mettez plein de jolies photos ! N'oubliez pas de taguer avec le nom du village !

Fin de l'intermède publicitaire.

PS: la photo ci-dessus a été prise à Fourcès dans le Gers, bien avant que me vienne l'idée d'avoir un compte Flickr ;-)

Ma table lumineuse

Pour sauvegarder des informations personnelles dans un espace numérique, on connaissait les paniers ("mettre dans le panier", un grand classique des sites qui veulent vous faire acheter quelque chose) et même parfois les caddies.

Evidemment, tout cela n'est pas très bibliothéconomique ; on a rarement vu les lecteurs parcourir les rayonnages armés d'un grand panier en osier ou d'un caddie de supermarché. Que pourrait-on inventer ? Le chariot à livres ? Le pupitre ?

A la bibliothèque numérique de l'INHA ils ont trouvé qu'il fallait que ce soit non seulement bibliothéconomique, mais encore histoire-de-l'art-esque, d'où probablement le choix du terme de "table lumineuse". Ca m'a interloquée, j'attends toujours de trouver le bouton où il y a la lumière.

Le choix du PDF pour le visualiseur, avec toutes ces fenêtres qui s'ouvrent pour un oui ou pour un non, est aussi assez décevant à mon avis - même si c'est un beau PDF avec une table de structure physique et des vignettes des pages.

A part ça il y a plein d'estampes numérisées et ça c'est chouette.

Agrégateur en panne

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Depuis vendredi, il nous arrive un truc vachement bizarre et pour tout dire horrible : on n'a plus accès à Bloglines (ni à aucun service de Askjeeves) chez nous. Un problème de routage ou je sais pas quoi, enfin, un problème de Web qui est cassé.
Conséquence directe : je n'ai pas accès à mes fils et encore moins à mes "clippings", ces trucs qu'on peut mettre de côté dans mon agrégateur préféré. Donc pas de veille, donc pas de billet, et en particulier pas de confiture de liens.

Pour me faire pardonner, je poste une autre photo d'un truc que j'ai fait. Lequel est une pâle et imparfaite copie de ça qui est au Louvre. Au fait vous me direz je pourrais mettre un lien vers le Louvre mais qui a envie de mettre un lien pareil sur son blog. Vos identifiants pérennes, les gars !!!

En attendant je me suis rabattue sur litefeeds qui récupère automatiquement les souscriptions de Bloglines, mais c'est pas vraiment génial. Donc si quelqu'un a une idée d'agrégateur en ligne super bien avec import OPML et qui marche, merci de me passer le tuyau !!!

Confiture de belles images

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Dans la série retrouvons le plaisir de surfer ailleurs que sur les blogs, voici quelques ressources intéressantes dans le domaine de l'histoire du livre, avec plein de jolies choses numérisées...

  • un site qui réunit des plans anciens de Paris numérisés, avec un bon outil de zoom pour les consulter
  • un site qui permet de trouver des cartes de Rome
  • un joli site plein de belles images sur l'histoire du livre et de l'édition à l'époque moderne : Textes rares
  • le site personnel de D. Varry où on trouve de nombreuses ressources en histoire du livre et en particulier en bibliographie matérielle.

Parmi ces dernières je vous recommande tout particulièrement la base de données catalane de marques d'imprimeurs , très pratique et où on trouve plein de jolies choses comme cette licorne de Kerver...

L'âme de fonds

J'ai entendu il y a peu l'assertion suivante : le mauvais chercheur est celui qui sait ce qu'il va trouver. Or, dans le domaine du numérique, il est de plus en plus difficile de chercher au hasard : si on traduit cela en termes bibliothéconomiques, on pourrait se demander s'il faut savoir ce qu'on cherche pour avoir une chance de le trouver.

Dans la vénérable institution où j'ai été formée, on m'a appris à ne jurer que par le dépouillement systématique, et que seuls les cancres rédigent leur bibliographie en interrogeant les catalogues de bibliothèque par sujet. Avec l'expérience, j'ai appris à nuancer largement cette façon de penser, mais je continue de croire que dans certains cas, le dépouillement est la seule approche possible, non seulement dans les archives, mais aussi dans les bibliothèques. Parfois, c'est "l'âme de fonds" qui prime, même s'il ne s'agit pas d'un fonds à proprement parler : la collection, la façon dont elle s'est constituée, et son organisation sont les meilleurs atouts pour trouver les documents.

Les collections de manuscrits, dans les bibliothèques, sont de bons exemples. Les catalogues de manuscrits de la BnF (dont on peut consulter une version numérique ici ) présentent une organisation systématique qui reflète l'entrée des documents dans la collection et qui est compliquée à appréhender. Si je vous

En 3D

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En lisant cet article dans Libé, j'ai découvert ce site qui propose des reconstitutions en 3D de lieux historiques.

Vrac sur la description des images

Le problème des documents non textuels (images, multimédia) est une des raisons de s'intéresser de près aux métadonnées. Pas de recherche "plein-texte", puisqu'il n'y a pas de texte ; il faut trouver un moyen de décrire.

Si on s'intéresse un peu aux schémas de métadonnées qui permettent de décrire des oeuvres (donc essentiellement des objets graphiques mais plutôt statiques, pas multimédia), on tombe sur CDWA , une norme du Getty, et son schéma XML CDWA Lite prévu pour être utilisé par exemple avec l'OAI.
CDWA prend aussi en compte le VRAcore , avec ses règles de catalogage ou CCO , où on retrouve l'idée de décrire des oeuvres et des images d'oeuvres.
Enfin le CRM est un peu à part, car il ne contente pas de dire comment décrire, il donne toute la modélisation nécéssaire sous forme d'une ontologie. J'en ai déjà parlé.

Côté multimédia, on a plutôt travaillé sur des standards de description automatisée des images, comme la norme MPEG-7 . L'idée est de ne pas se contenter de décrire l'oeuvre mais de rentrer dans le contenu, comme on le ferait pour le texte. Sauf que les repères, au lieu d'être des mots, sont des entités temporelles, des formes, des prises de vue, etc.

Côté Web sémantique on n'est pas en reste sur cette idée de rentrer dans les images. Il existe par exemple une ontologie en OWL et RDF pour décrire une région


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