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Des FIGs dans Facebook

Vraiment, Gerry Mc Kiernan ne pouvait me faire plus plaisir en appelant son nouveau groupe dans Facebook "Facebook Information Group" (FIG). C'est un groupe qui a pour vocation de discuter le remplacement des listes de discussion traditionnelles par des groupes Facebook.

Retour sur Facebook

Après cette courte introduction, je vais essayer de re-bloguer. Il me reste exactement une semaine avant de vous quitter pour des cieux plus radieux, n'emportant dans ma besace que ce qui est nécessaire à ma survie, et une connexion internet n'en fera pas partie. Espérons que je trouve l'énergie d'écrire entre temps les quelques petits billets qui me trottent dans la tête.

L'avenir de l'OCR : l'HCR

"HCR" pourrait vouloir dire "human character recognition", eh oui, je vous présente aujourd'hui un projet révolutionnaire qui permet de faire de la reconnaissance automatique de caractères en utilisant... des gens.

Le projet reCAPTCHA est tout à fait emblématique du pragmatisme à l'américaine qui caractérise des projets comme Internet Archive. Il part d'un genre de syllogisme :

  • quand on numérise, on a du mal avec l'OCR parce que certains mots ne peuvent être reconnus que par des humains
  • sur le web, on utilise des mots qui ne peuvent être reconnus que par des humains pour faire barrage aux robots
  • on n'a qu'à utiliser les mêmes humains pour reconnaître les deux types de mots !

Donc voilà, on va proposer aux blogs et autres sites de ce genre d'utiliser comme antispam un captcha à deux mots : le premier, connu par l'ordinateur, permet de faire barrage aux robots, et le second est un mot extrait de la numérisation d'IA qu'on n'arrive pas à océriser. Si plusieurs utilisateurs "numérisent" le même mot, celui-ci est validé dans IA.

Amis blogueurs qui avez des problèmes de spam de commentaires (ce n'est pas mon cas parce que je suis sous Lodel, mais bon, ça va peut-être changer, enfin bref), faites une bonne action : utilisez un captcha reCaptcha. C'est gratuit, c'est un web service, c'est accessible et en plus, ça génère de la

Livre dans ta Face

Du côté de nos amis biblioblogueurs anglosaxons, j'observe depuis quelques temps un certain "buzz" autour du réseau social Facebook. Un buzz à vocation bibliothéconomique, indéniablement ; d'ailleurs la première fois que j'en ai entendu parler ça devait être à ELAG.

En fait, je n'ai jamais été très branchée réseaux sociaux ; à part une courte expérience sur Ning dans la continuité des biblioblogs, je ne me suis jamais inscrite au moindre réseau auparavant. Donc voilà, Facebook, je tente ou plutôt, j'explore.

En fait ce qui a attiré mon attention sur Facebooks c'est un autre outil, Libguides. Il s'agit d'un système de publication qui permet de fabriquer facilement des descriptions de collections dans une style "2.0", comme par exemple ça : Finding Newspapers. Vous remarquerez le côté "humain" du bibliothécaire, dont on peut voir la photo à côté de son oeuvre et à qui on peut laisser un message même en temps réel : un service qui autant que je puisse en juger n'existe pas dans une bibliothèque de la vraie vie parce que 1. les bibliothécaires ne signent pas personnellement leurs outils de recherche et 2. la consultation de l'outil et la rencontre avec le bibliothécaire sont souvent des phénomènes asynchrones.

En outre, ce système de publication de guides est Facebook-proof, ce qui semble être un gros

ELAG 2007 : "workshops"

Voici la suite du début.

A ELAG, les workshops se déroulent en parallèle, en plusieurs sessions sur plusieurs jours. On s'inscrit à un workshop et un seul, que l'on suit de bout en bout ; heureusement pour notre curiosité, tous les workshops font l'objet d'un rapport de 15 mn environ le dernier jour.

Universitat de Barcelona

Conformément au thème de la conférence (je le rapelle : library 2.0), la plupart des workshop avaient un thème très "2.0".
Ainsi, les discussions ont porté sur Amazon et Google, le eLearning en bibliothèque, la fourniture de documents, le tagging, les blogs et les wikis, etc. Tous ces workshops ont été présentés et discutés en même temps. L'idée générale était de les utiliser comme des boîtes à idées pour discuter toutes ces fonctions et émettre des recommandations plus ou moins symboliques suivant les groupes. J'ai noté quelques ressources intéressantes comme le service Books to Books qui permet aux bibliothèques de mettre facilement en place un service de numérisation à la demande.
Finalement, le plus intéressant (d'après les compte-rendus) était le workshop-titre : Library 2.0, what's in a name dont le produit (car chaque workshop débouche sur un "outcome") était un blog, créé avant la conférence et alimenté durant les sessions de travail.
C'était amusant de voir ces bibliothécaires (d'un certain âge, il


Your Archives

Créez "vos archives" : telle est la proposition des Archives Nationales de Grande-Bretagne aux internautes à travers ce wiki.

Ce wiki permet aux usagers des archives britanniques, après enregistrement sur le site, d'enrichir les notices des inventaires (avant/après), de faire des transcriptions, ou de rentrer des informations utiles sur n'importe quel sujet de recherche en liaison avec les archives anglaises, nationales ou non.

On peut saluer le pragmatisme typiquement anglo-saxon du projet :

  • il utilise le logiciel Mediawiki, du coup ça "ressemble" à wikipédia et de fait, cela acquiert un côté rassurant, parce que connu
  • le système de modération est hyper-simple (il faut être enregistré, mais n'importe qui peut s'enregistrer après avoir lu les conditions d'utilisation). On peut également signaler un abus.

Le site n'est pas très rempli pour l'instant mais à mon avis c'est une expérience à suivre.

Vu chez Peter Scott.

Worldcat identities

Moi aussi j'avais hâte qu'ils annoncent Worldcat identities.

Lorcan Dempsey nous l'avait montré en avant-première aux entretiens de la BnF. Ca avait l'air chouette. C'est carrément bluffant.

En deux mots, c'est un espèce de mash-up de données sur des auteurs : les livres qu'ils ont écrits, quand il les ont écrits, dans quelle langue, ce qu'on a écrit sur eux...

Je vous laisse découvrir.

28% de taggeurs

D'après ce rapport du Pew Internet Project sur le tagging, 28% des internautes américains auraient déjà utilisé les "tags" pour caractériser des ressources.

Le profil de ces taggeurs ? plutôt jeunes (moins de 40 ans), hommes et femmes, blancs et noirs... leur principal point commun c'est d'être des "early adopters", amateurs éclairés de technologies nouvelles.

Le rapport contient une interview intéressante dans laquelle sont discutés l'avenir du tagging, ses avantages et ses inconvénients.

Tout cela c'est bien joli, mais aujourd'hui, à mon avis en France on est très loin des 28% en question. La plupart des sites qui proposent des interfaces de tagging, comme del.icio.us ou flickr, n'ont pas encore traduit leurs interfaces en français et ne sont adoptés que par une frange très restreinte des internautes : des blogueurs, des geeks et autres internautes 2.0...
Alors si une bibliothèque veut lancer un tel service, elle se heurte à un mur d'incompréhension général : à quoi ça sert, quelle différence avec le bon vieux "panier" de mon SIGB préféré, etc.

Si on veut que les "tags" entrent dans les bibliothèques en France, il va donc falloir, à mon avis...

  • trouver une traduction valable pour "tag" : en français c'est affreusement connoté, on imagine tous ces jeunes des banlieues avec leurs bombes de peinture
  • mobiliser les

Le livre libre

Il y a quelques temps je m'étais pas mal amusée sur les sites de musique libre, et voilà que je viens de découvrir la même chose pour le livre.

In libro veritas est un site sur lequel on peut publier et lire gratuitement ; on y trouve aussi bien des auteurs du domaine public que des livres d'amateurs.

Quelque part entre la bibliothèque numérique, l'éditeur à compte d'auteur, la plateforme de blog et le libraire 2.0, il y a In libro veritas. Tous les contenus sont en creative commons.

Ce site m'intrigue. Quelqu'un connaît ? quelqu'un l'a déjà pratiqué ?

Merci à Bloginfo.

Collections ou accès ?

La semaine dernière, j'ai été invitée à l'ENSSIB pour participer à un débat sur le thème : "collections ou accès" ?

A départ, cette opposition paraissait absurde à la bibliothécaire patrimoniale que je suis : pour moi c'est collections ET accès, indissociablement. Mais en écoutant parler P. Bazin (BM de Lyon) c'est devenu plus clair et je pense que ses propos méritent d'être rapportés ici, en espérant que je ne les trahirai pas trop.

Dans une vision traditionnelle de la bibliothèque, la collection est au centre de l'organisation, de l'entité bibliothèque. Cela se traduit par une vision rationnaliste du développement de la collection, exprimée dans une charte.
Or cette vision est aujourd'hui dépassée : on positionne beaucoup plus la bibliothèque en termes d'accès, et en fonction des usagers (P.B. refuse le terme d'usages, trop tourné vers le concept, pour préférer celui d'usager qui est plus ancré dans le concret.)
Un certain nombre de concepts peuvent aider à adapter la collection aux logiques d'accès, notamment celui de l'accompagnement : dans l'idée que les lecteurs sont de plus en plus experts et que la société de l'information est une société où les concepts de la bibliothéconomie sont entrés dans la vie courante, le bibliothécaire se positionne non pas en autorité, mais en médiateur qui peut accompagner le lecteur

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