D'après ce rapport du Pew Internet Project sur le tagging, 28% des internautes américains auraient déjà utilisé les "tags" pour caractériser des ressources.
Le profil de ces taggeurs ? plutôt jeunes (moins de 40 ans), hommes et femmes, blancs et noirs... leur principal point commun c'est d'être des "early adopters", amateurs éclairés de technologies nouvelles.
Le rapport contient une interview intéressante dans laquelle sont discutés l'avenir du tagging, ses avantages et ses inconvénients.
Tout cela c'est bien joli, mais aujourd'hui, à mon avis en France on est très loin des 28% en question. La plupart des sites qui proposent des interfaces de tagging, comme del.icio.us ou flickr, n'ont pas encore traduit leurs interfaces en français et ne sont adoptés que par une frange très restreinte des internautes : des blogueurs, des geeks et autres internautes 2.0...
Alors si une bibliothèque veut lancer un tel service, elle se heurte à un mur d'incompréhension général : à quoi ça sert, quelle différence avec le bon vieux "panier" de mon SIGB préféré, etc.
Si on veut que les "tags" entrent dans les bibliothèques en France, il va donc falloir, à mon avis...
- trouver une traduction valable pour "tag" : en français c'est affreusement connoté, on imagine tous ces jeunes des banlieues avec leurs bombes de peinture
- mobiliser les