Month of septembre, 2004

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Marc et les métadonnées

Il arrive parfois que nos amis les blogueurs américains mentionnent des articles dans des revues en ligne payantes. En général, il ne nous reste alors plus qu'à baver lamentablement devant les sommaires et les résumés.

Pour une fois, Emerald fait un beau geste, et nous met en libre accès trois numéros de 'Library High Tech News'' , dont deux sur le thème "MARC and metadata" (suivre le lien puis "table of content").

Il y est notamment question de l'évolution des formats MARC vers les métadonnées, des rapports entre MARC et EAD, de METS beaucoup, de l'avenir des bibliothécaires et de tout plein d'autres choses. Je ne peux hélas pas en dire plus, ne l'ayant pas encore lu. Mais ça promet.

Le BBF nouveau est arrivé

Le dernier numéro de notre périodique bibliothéconomique national est consacré au patrimoine, avec trois premiers articles excellents sur la définition du terme lui-même. Pour les consulter en toute liberté, passer par la page d'accueil pour s'authentifier.

Pour Michel Melot , le patrimoine n'est pas créé par la communauté mais la définit. Ainsi,

L'existence d'un patrimoine n'est pas, pour une communauté, un supplément d'âme : le patrimoine est nécessaire à l'existence de cette communauté. La communauté n'existe que parce qu'elle se représente dans des objets patrimoniaux.

Il en donne pour exemple, entre autres, la langue, la mémoire, et bien sûr les biens matériels, le patrimoine individuel lui-même ne se définissant que par rapport à une collectivité. J'admire toujours autant Michel Melot, ses idées lumineuses et ses métaphores décapantes, par exemple :

On pourrait en dire autant de l'alphabet dit « phonétique » dont la norme imposée par l'imprimerie pourrait être accusée comme « Windows » d'abus de position dominante.

Pour Frédéric Barbier , qui entame avec une définition éthymologique rigoureuse, c'était à l'origine justement tout le contraire :

là où la collectivité définissait son patrimoine selon des catégories juridico-politiques, c'est, aujourd'hui, le patrimoine qui définit et fonde la collectivité.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle

C'est très pénible d'être obligé de regarder son écran de travers tellement on a le nez bouché (ben oui, le fait de pencher la tête permet de déboucher au moins partiellement mais bonjour l'ergonomie du poste de travail). Donc vous ne m'en voudrez pas si je fais court et mélangé.

L'ISBN magique

Il était une fois un pauvre petit numéro à plein de chiffres qui s'appelait ISBN . Ce petit numéro était très malheureux car, bien que tout le monde le connaisse et passe son temps à le noter partout, il ne se sentait pas vraiment utile.

Un jour, l'ISBN décida de partir de son pays qui s'appelait Métiers-Du-Livre, et d'aller découvrir le monde. Il arriva bientôt au Pays-des-Zéros-et-des-Uns, aussi appelé Machine Readable Land. Or donc, dans ce monde, il fut immédiatement reconnu pour ce qu'il était : un identifiant pérenne unique, extrêmement utile !

Plusieurs des habitants les plus puissants de ce pays, parmi lesquels on peut citer Google et Amazon, décidèrent de l'adopter et de lui confier certaines de leurs adresses. Alors ils vécurent heureux et ils eurent beaucoup d'enfants !

Plus sérieusement, l'ISBN a donné naissance à quelques outils d'intérêt, enfin, surtout pour les machines et pour les bibliothécaires (non nous ne sommes pas des robots) :

  • xISBN , un outil qui permet à partir de l'ISBN d'un document de trouver automatiquement des documents en relation
  • un bookmarklet pour transformer en un clic toute page contenant un ISBN dans son URL en notice de WorldCat
  • un outil qui utilise Google uniquement pour rechercher dans des résumés de livres (en papier) que celui-ci propose désormais.

C'est fou tout ce qu'on peut faire avec

Lecteur, es-tu là...

Le lecteur distant, cet être étrange et inconnu, qui est-il, où est-il, existe-t-il réellement ? Voici quatre liens pour s'en préoccuper...

Du point de vue DRM,

  • comment identifier les utilisateurs pour leur accorder notre confiance ? Il s'agit de les identifier du point de vue des droits d'usage bien sûr. "Identity's federated future." par Neil McAllister. InfoWorld, sept. 2004.
  • autre question existentielle, comment garantir l'accès du public aux ressources ? quels sont les droits de l'utilisateurs dans un monde où la propriété intellectuelle est verrouillée ? Carlson, Christopher N. (2004) "Managing intellectual capital : individual rights and the public interest." dans Proceedings The Fifth European Conference on Organizational Knowledge, Learning and Capabilities, Innsbruck (Austria), sur E-lis .

Du point de vue utilisation des ressources électroniques :

  • l'OAI c'est bien. On le sait. Qu'en pensent les utilisateurs ? résultat d'une enquête sur un panel d'enseignants utilisant un entrepôt OAI de ressources culturelles. "Experiences of Educators Using a Portal of Aggregated Metadata" par Sarah L. Shreeves et Christine M. Kirkham, Journal of Digital Information, Volume 5 n°3.
  • Un article sur l'utilisation des ressources électroniques par les utilisateurs distants, comparée à l'utilisation des mêmes ressources sur

Temps d'abondance

Ce billet est spécialement dédicacé aux petits chanceux qui, en cette merveilleuse saison, se retrouvent les bras ballants devant les 25 kg de figues produits par l'arbre du jardin et se demandent "mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir en faire ?"

Outre toutes les recettes de confitures, vous connaissez par coeur, voici quelques autres idées originales :

Tout plein d'autres recettes en tout genre à base de figues par ici et par là : figues au vin, figues fourrées au chocolat, magret de canard au nectar de figues, figues rôties aux épices... il y en a certainement pour tous les goûts.

Excursion pas lointaine

Si vous habitez Paris, il vous reste encore une journée pour vous rendre aux marchés flottants du Sud-Ouest, sur le quai Montebello (en bas de Notre-Dame).

On y trouve des foies gras de toute sorte, des vins et liqueurs de toute sorte, des fruits (raisins en particulier), des fruits secs, des aulx (ou si vous préférez, des ails, apparemment on a le choix ), des saucissons, des fromages... Le tout avec dégustation gratuite bien sûr. Il y a même des distributions gratuites à certaines heures, où l'on obtient quelques gousses d'ail et une petite grappe de raisins blancs bien juteux.

J'ai acheté (grâce au sponsoring temporaire d'une amie que je remercie) un petit sachet de figues sèches luisantes de sucre et moelleuses et croquantes et je ne vous dis que ça. Mes figues sèches du Sud-Ouest sont même carrément meilleures que des figues fraîches (de supermarché) : constat étonnant !

La promenade commence avec un petit figuier en pot qui pousse au bord d'une péniche. Elle se termine, en poussant un peu, au grand figuier du quai Tino Rossi dont j'ai déjà parlé . C'est agréable et charmant...

OCLC très "tendance"

OCLC nous refait le coup des tendances, cette fois-ci avec les "formats" (au sens extrêment large du terme, en bibliothèque on parlerait de "types de documents" je suppose).

Le rapport 2004 Information Format Trends: Content, Not Containers montre que les internautes ont tendance à se soucier de moins en moins de la forme de ce qu'ils consultent, et de plus en plus de son contenu.

Parmi les grandes tendances analysées, on peut noter l'explosion de la masse de contenus, le phénomène des blogs, le micropayement (pour la musique notamment), la convergence des technologies...

Et à la fin, on trouve aussi un petit glossaire des nouveaux mots de l'année, à connaître absolument pour être sûr d'être très "tendance" !

(Merci à RessourceShelf )

DRM : ce qui nous attend

Un rapport commandé par le Jisc sur les DRM a été publié.

Comment fabriquer des figues sèches ?

Cette question m'a été posée par courrier (eh oui, je vais bientôt pouvoir ouvrir une rubrique question des lecteurs...) A défaut de pouvoir y répondre à l'aide de mes grandes connaissances culinaires, je vais tenter d'y répondre en m'aidant de mes talents documentaires.

Je n'ai jamais essayé de faire sécher des figues et l'opération a l'air assez délicate. Voici toutefois quelques indications que j'ai pu glaner.

Les figues doivent sécher à température modérée (30-35°) et très lentement. Si on habite dans le sud et qu'il fait chaud, on peut les faire sécher à l'air libre en les disposant sur des clayettes , c'est-à-dire des sortes de petites grilles en bois ou en plastique où on dispose les figues bien séparées les unes des autres. Il faut que l'air passe au-dessus et en-dessous des fruits (d'où l'intérêt de la grille).

On les fait ensuite sécher dans un endroit bien aéré mais si possible à l'abri du soleil (genre un grenier ouvert), et en les rentrant la nuit. Il faut tourner les figues chaque jour pour qu'elles sèchent de manière homogène.

Si on habite dans un endroit où cette opération est impossible, on peut aussi les faire sécher au four très peu chaud (30-35° donc). Il faut alors répéter l'opération en plusieurs fois, en les laissant refroidir une journée à l'air entre deux cuissons, et en les tournant.

Les figues

XML, métadonnées et autres

Il y a peu j'ai découvert les dossiers Educnet, qui sont des mines de ressources mises à jour. On en trouve notammment un sur les métadonnées et un sur le XML . De bons points de départs pour commencer à creuser un sujet.

Confiture de figues, petite synthèse

Image associée au billet

Nous y voici enfin : les figues sont mûres et abondantes, sur les marchés elles débordent des étals, dans certains coins de France on peut les ceuillir sur les arbres esseulés au coin des routes.

Voici donc un petit rappel utile pour réaliser une bonne confiture de figues.

Pour ceux qui, comme moi, cherchent à conserver toute la saveur et la consistance de la figue, préférer une recette où on les conserve entières. Pour cela il faut les faire cuire longtemps, à feu très doux et après les avoir blanchies à l'eau bouillante et percées avec une aiguille à tricoter. On choisira de préférence les petites figues noires de Provence ou d'Espagne, ne pas hésiter à les prendre bien mûres, même archimûres, ce qui fera aussi la joie du marchand.

Pour les adeptes de la confiture qui s'étale, on procède avec les figues comme avec n'importe quel autre fruit : on les coupe, on les fait cuire, voilà. On peut même donner un coup de mixer à la fin. Si c'est l'homogénéité qu'on cherche, on peut même pousser le vice jusqu'à les éplucher : c'est recommandé notamment pour les grosses figues turques qu'on trouve dans les supermarchés. Ce type de confiture se fait aussi très bien avec des figues blanches, dont le goût est plus léger et plus subtil.

Enfin, pour ceux qui préfèrent le bi-goût, les figues se marient volontiers :

  • avec des épices

Anti-test

Bon, comme je sais qu'il y a des gens qui se posent des questions sur moi, surtout que je fais preuve d'un horrible anonymat non validé, j'ai décidé de repondre à ce test .

Première partie - le réel.

Quel âge n’avez vous pas ? 20 ans. Il paraît qu'on a pas tous les jours 20 ans. Pour moi c'est déjà trop tard.

Quel sport ne pratiquez vous pas ? l'équitation, et je le regrette.

Quel n’est pas votre métier ? conservateur (ce n'est pas un métier, c'est un statut). Par contre je suis bibliothécaire.

Quel est le plat que vous ne mangez absolument pas ? une salade de radis aux concombres

De quoi n’aimez-vous pas parler ? de ce que je ne maîtrise pas

Ou ne vivez-vous pas ? à Madrid

Quel blog ne lisez-vous pas ( encore ) ? un skyblog sur les standards . Et je crois que je ne le lirai jamais. Même si ça m'a fait hurler de rire.

Quel est le film que vous ne voulez pas voir ? Kill Bill et Kill Bill 2

Un artiste dont vous n’acheteriez pas le(s) disque(s) ? je n'achète pas de disques, je suis contre les disques, ce support périmé

Une innovation technologique que vous auriez aimé ne pas voir inventée ? les DRM

Le dernier bouquin que vous n’avez pas lu ? c'était un bouquin d'histoire médiévale (et pourtant paraît-il que je devrais)

Deuxième partie - l’hypothétique

Pourquoi n’aimez-vous pas les blogs ? parce qu'ils

3, 2, 1, moteur !

Lecture du jour : un article d'Alexandre Serres : Recherche d’information sur Internet : où en sommes-nous, où allons-nous ? . Il fait le point sur les outils de recherche documentaire sur Internet, avec une approche très accessible qui permet de comprendre le minimum d'enjeux techniques nécessaires (cela s'adresse aux documentalistes de CDI).

Pour en savoir plus sur l'utilisation des moteurs de recherche aujourd'hui, on peut consulter cette étude sur les usages des moteurs de recherche .

Et pour se souvenir qu'il ne faut pas se contenter d'utiliser un seul moteur (on est des professionnels que diable), même si c'est lui qui donne les meilleurs résultats, voici un exemple d'outil intéressant : OJOSE (Online JOurnals Search Engine) permet de mener une recherche sur les principaux périodiques en ligne, incluant des bases bibliographiques comme celles de l'INIST, aussi bien que des revues en ligne, et même Amazon et Google. On peut regretter qu'on ne puisse pas interroger plus d'une ressource à la fois, mais le fait d'avoir une interface unique peut parfois rendre des services quand même...

Merci à Open Access News , et à JLR peut-être hélas pour la dernière fois.

La quête de l'image

Image associée au billet

Chercher des images sur le Web peut être un casse-tête (à moins de faire une recherche bidon genre dis, Google, trouve-moi des images de figues).

Heureusement, des gens y travaillent pour nous.

Tous les historiens de l'image, les historiens de l'art (non ce n'est pas la même chose), les gens qui numérisent des images ou ont des fonds d'images dans leurs bibliotèques devraient lire cet article de David Mattison intitulé : Looking for Good Art: Web Resources and Image Databases, Part 1 . Une incroyable, démentielle liste de ressources sur les images (en histoire de l'art, mais aussi les agences photos commerciales, etc). Oui, vous avez bien lu : "part 1", on se demande vraiment ce qu'il va pouvoir ajouter encore...

Plus anecdotique, un petit article en espagnol , s'adressant aux photographes, qui donnent quelques pistes sur la façon dont on lit les images.

Enfin dans un autre genre, pour les gens qui cherchent des images à utiliser pour le design de leur site Web, en particulier des images libres : Blue Vertigo est une mine. Merci à ... NikO ENCORE !

Blogs pédagogiques et pédagogie des blogs

C'est la rentrée, et la pédagogie est à l'honneur dans le monde des blogs. A moins que ce soit les blogs qui fassent leur entrée dans la pédagogie ?!

Il y a toujours moyen de trouver (au minimum) trente raisons d'intégrer les blogs en salle de classe .

Ailleurs, on nous propose toute une synthèse sur la manière d'utiliser les blogs en guise de site pédagogique.

Wikipedia et le débat sur la validation

C'est un peu du réchauffé, mais je suis désolée, j'ai eu autre chose à faire que bloguer ce week-end.

Le billet de Jean-Baptiste Souffron intitulé "l’encyclopédie libre Wikipedia face aux questions de crédibilité" mérite d'être mentionné puisqu'il rebondit sur une affaire impliquant directement les bibliothécaires.

Tout commence sur le Boston Globe où le débat est lancé sur la question de la validité de Wikipedia , je résume pour ceux qui ne connaissent pas, cette célebrissime encyclopédie libre et ouverte qui sert d'exemple utlime quand on parle de wiki. Le principe : tout le monde (n'importe qui, vous, moi) peut aller sur Wikipedia et modifier, ajouter ou corriger les articles. D'ailleurs j'en avais déjà parlé .

A partir de là, il y a le pour, le contre, le pour, le contre... On peut lire par exemple :

  • cet article dans Syracuse qui assimile (dangereusement) l'avis d'un bibliothécaire à une loi édictée par la profession : Wikipedia, c'est pas validé donc c'est maaal !
  • la réponse sur LBR où d'autres bibliothécaires se posent des questions :

I think that collaborative editing, community publishing and common creative enterprises are at the point where all librarians should read The Cathedral and the Bazaar. We need to start asking ourselves what effect the "bazaar model" could have on our ecosystem, on our economy

Jargon de la recherche

On connaissait déjà le jargon du métier , que ce soit le métier de bibliothécaire ou celui d'archiviste. Dans le genre toujours plus loin, voici maintenant le glossaire du jargon de la recherche documentaire : le Search terms glossary .

C'est l'outil à utiliser si vous vous êtes toujours demandé ce qu'est une recherche vectorielle ou une recherche en langage naturel (à condition de se poser la question en anglais cela va de soi).

Pour aller encore plus loin, j'ai sous la main un petit article qui explique ce qu'est la logique floue (fuzzy logic en anglais). J'ai pas vraiment le courage de le résumer, tout ce qu'il y a à savoir c'est que grâce à la recherche floue, peut-être un jour ne sera-t-on plus obligés d'expliquer aux lecteurs que s'ils ne connaissent pas le titre exact, ça va être dur de retrouver leur bouquin ;-)

Merci à Librarian in black et à RessourceShelf .

Du nouveau en sciences de l'info

OCLC Research annonce la mise en place d'un nouvel entrepôt OAI en bibliothéconomie et sciences de l'information. Il regroupe toutes les publications par, pour, dans et autour d'OCLC research, dont on peut voir la bibliographie ici .

Il y a donc des liens vers des articles publiés dans diverses revues en ligne, mais aussi des articles qui n'étaient pas encore publiés, des articles sortis "en papier" numérisés, des diaporamas, etc.

A suivre donc, et pour cela, il y a même un fil RSS qui est bizarrement totalement vide pour l'instant mais on peut espérer que ça va changer !

(source de l'information : un peu tout le monde, entre autres Peter Scott ).