Month of juin, 2005

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Catalogue is not dead

Le nouveau BBF vient de sortir avec pour titre alléchant : "Mort et transfiguration des catalogues".

Je n'ai pas encore eu le temps de le lire, évidemment, et je ne l'aurai pas non plus ce week-end, hélas. Mais je pense que ce sera un grand moment. Au programme : la visualisation, le XML, les classifications, la recherche fédérée, le renseignement à distance, Google scholar, et même le livre ancien. Je m'en pâme d'avance.

J'en profite pour glisser au passage quelques liens thématiques...

Sur Urfist Info est signalée une initative de Thomson Gale pour offrir l'accès (ou plutôt, la recherche) aux revues qu'on peut lire dans les bibliothèques. Le portail, AccessMyLibrary , vous donne les références de l'article en vous précisant poliment : Read the rest of this article for free courtesy of your local library. Charming.

Kesako nous renvoie quand à lui vers une bibliothèque virtuelle privée , en fait des agrégats de blogs et d'autres ressources classées par thèmes, dont l'organisateur n'est autre que Marcus Zillman en personne. Je vois pas trop le rapport avec le sujet, ceci dit. Est-ce qu'en collant tout plein de blogs ensemble et en les classant par thèmes, on génère une bibliothèque (même privée) ? Le doute m'étreint.

Chez Karl on découvre un programme qui permet de gérer sa bibliothèque personnelle, lecteur de codes à

Archives numériques intéropérables

RLG vient de publier le compte-rendu d'une rencontre intitulée : 2005 RLG International Archival Gateways Meeting . Cette rencontre qui avait lieu aux archives nationales de Grande Bretagne avait pour objectif d'aborder la question de l'intéropérabilité de la numérisation des archives sur le plan international. On notera qu'il y a une présentation de la Direction des archives de France.

Petite histoire des classifications

Pour être plus précise, je m'intéresse à trois classifications en particulier : la Dewey, la CDU et la Classification Colon.

En 1876, Melvil Dewey propose la première version de sa classification connue sous le nom de classification décimale de Dewey (CDD ou en anglais DDC). Tout le monde la connaît donc je ne reviendrai pas sur ses principes. Révisée 22 fois, elle est encore très largement utilisée aujourd'hui. Pourquoi ? Essentiellement parce qu'elle est pratique, le cheval de bataille de Melvil étant la simplicité (pour la petite histoire, il s'intéressait aussi à la simplification de l'orthographe - un précurseur du langage SMS...) et son but, donner un moyen de ranger les livres. La Dewey est aujourd'hui jalousement administrée par l'OCLC.
La Dewey est une classification hiérarchique, ce qui n'est pas révolutionnaire même à l'époque ; ce qui est nouveau c'est la notation c'est à dire le fait d'utiliser des décimales pour représenter les différentes classes et sous-classes. Si on augmente le nombre de chiffres, on avance dans la précision de l'indexation. Néanmoins, une utilisation logique dans un but de rangement voudrait qu'on applique la Dewey de manière simple (ce qui n'est pas toujours possible, en fait).

En 1905, les belges Paul Otlet et Henri Lafontaine proposent une première version d'une classification adaptée à partir de

Anet

Image associée au billet

Profitant du temps encore relativement ensoleillé de ce côté de Paris, et pas trop étouffant, nous avons passé le week-end à la campagne et fait un petit saut au château d'Anet.

On peut y voir quelques beaux restes de bâtiments du 16e siècle, quelques uns beaucoup moins beaux du siècle suivant, des objets et des meubles ayant appartenu à Diane, des portraits du beau Henri II, le tout en subissant un guide forcé à la voix forte et sans aucune qualité d'invention.

Pourtant il y a de quoi faire, l'histoire de ce château c'est quand même un vrai conte de fées romantique à souhait. Tandis que j'expliquais à ma Puce l'histoire merveilleuse de la princesse Diane et de son amoureux de roi , les lunes, les cerfs et tout, on découvre dans les anciennes douves un peu de gazon et deux grands figuiers (oui cet espèce de gros buisson sauvage, sur la photo).

Vraiment joli, ce château d'Anet.

Un peu de lecture

Comme je ne me sens pas très en forme ce soir, je vais vous donner un peu de lecture ailleurs.

Tout d'abord, le dernier numéro de RLG Diginews qui contient notamment un article qur l'archivage sélectif du Web par les australiens et un autre sur The Digital Image Archive of Medieval Music un site où on peut voir de la musique médiévale après avoir envoyé par la poste un formulaire papier. Un numéro technologiquement absolument incroyable.

Ensuite, petite visite au Canada pour lire les papiers d'un congrès nommé IATUL (c'est mignon) ou Information et Innovation. Plein de choses avec "digital" dans le titre mais rien qui ait particulièrement retenu mon attention.

Et maintenant le OCLC Tour avec trois nouveaux projets de recherche qui ont été annoncés :

Et aussi dans OCLC, un rapport sur le dernier Workshop FRBR.

Bonne lecture et à demain pour la suite de l'aventure des facettes, si j'ai le courage.

Y a-t-il un juriste dans la salle ?

Le projet Google Print Libraries n'est pas sans inspirer une certaine méfiance et on avait tendance à se dire "il faudrait voir les termes du contrat". Ce jour est arrivé : Librarian.net nous indique que l'Université du Michigan a mis en ligne une copie dudit fameux contrat . Je vous aurais bien mis quelques morceaux choisis, mais c'est du PDF image donc je vais me contenter de résumer.

D'abord, on y apprend que la copie qui sera livrée à la bibliothèque concerne les images, le produit de l'OCR, les références bibliographiques et l'ordre de défilement des images. Donc suffisamment de métadonnées pour les réutiliser, c'est une bonne nouvelle.

Moins drôle :

  • La bibliothèque doit interdire et empêcher techniquement les usages commerciaux et les téléchargements massifs des copies numérisées.
  • Si Google n'utilise pas dans les 3 ans le contenu qu'il a numérisé, la bibliothèque doit détruire sa propre copie.
  • La bibliothèque peut utiliser sa copie sur son site Web mais s'engage à interdire le passage des moteurs de recherche (avec un robot.txt).
  • Google s'engage à ce que les textes soient toujours cherchables gratuitement et les listes de résultats accessibles gratuitement. Rien d'autre.
  • La bibliothèque peut donner accès à sa copie pour les gens qui en ont besoin (persons having a need to access such material) mais pas à tout le monde

Collection printemps-été 2005

Je sais pas vous, mais moi je commençais à en avoir vraiment ras-le-bol de mon design seventies et j'avais grande envie de changer. Aussitôt dit, aussitôt fait (euh presque) !

Donc voici le Figoblog nouveau, j'espère qu'il vous plaira. Le graphisme est de moi-même, la feuille de style CSS a été réalisée avec art et rapidité par mon geek (merciiiiiiii !) qui est en train de l'optimiser pour Internet Explorer (derniers réglages en cours).

Une petite nouvelle fonctionnalité à signaler : maintenant les images s'affichent dans les billets sous forme de vignette, et il faut cliquer sur la vignette pour voir l'image en plus grand. A part ça, c'est tout comme avant ;-)

Voitures et identifiants pérennes

Je me disais il y a peu que si on considère les différents systèmes de nommage unique et pérenne que l'on fréquente dans la vraie vie (lire : pas sur le Web), un des plus impressionnants est l'immatriculation des voitures.

Actif depuis plus de cinquante ans, ce système a bien des avantages : son extensibilité (passage de deux lettre à trois), sa citabilité (facile à retenir). Pourtant, ce système a vécu et on nous annonce qu'on va en changer. Petite analyse.

La figue qui fait vendre

Image associée au billet

J'avais déjà fait remarquer que je trouvais que les figues étaient étrangement à la mode ces derniers temps. Et bien, c'est de pire en pire, maintenant la figue devient un argument publicitaire. Qu'il s'agisse de boire du vin, de partir en vacances, de meubler son jardin , de manger du fromage, des biscuits ou du jambon, on vous le vend avec des figues. Sur les affiches, les emballages, dans les supermarchés, les figues m'appellent de leur succulente douceur. Et en plus, c'est des pubs mensongères car trouver des figues en ce moment ce n'est pas encore très évident...

Contrôle des formats

Dans les métadonnées de préservation, les informations concernant le format des fichiers ou des données sont essentielles pour assurer les fonctions ultérieures d'émulation ou de migration.

Le problème, c'est que bien souvent,

  • soit on ignore le format d'un fichier
  • soit on pense qu'il est dans un format donné mais on voudrait pouvoir le vérifier
  • soit on sait qu'il est dans un format donné et on voudrait savoir si les métadonnées dont on dispose concernant ce format sont pertinentes pour cet objet.

Toutes ces questions sont essentielles pour garantir des métadonnées de qualité et pertinentes, et conditionnent la possibilité de faire les opérations nécessaires à la préservations des objets numériques dans différents formats.

L'Université de Harvard et JSTOR viennent d'annoncer la sortie d'une version 1.0 de Jhove , un module qui a pour but de réaliser ces opérations de vérification et de validation avant d'alimenter les métadonnées et de faire entrer les objets dans un entrepôt de préservation. Un outil essentiel pour l'intégration dans le modèle de préservation OAIS.

Merci Ten Thousand Years blog entre autres.

Corpus oraux

A consulter sur le site du ministère de la Culture, le Guide des bonnes pratiques pour la constitution, l’exploitation, la diffusion et la conservation des corpus oraux encore en version de travail (attention fichier pdf de 123 pages qui a un peu du mal). Il est discuté ici .

Le texte est intéressant, il aborde tous les aspects du sujet, de la constitution des archives orales jusqu'à leur préservation sur le long terme. A noter, une partie fournie sur les questions juridiques de toute sorte, et des indications sur les formats numériques pour l'enregistrement, la conservation et la transcription.

Découvert sur Pluri(TAL) .