Month of septembre, 2006

Chuuut !

Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer le cadeau que Got m'a ramené de son séjour à Oxford et plus spécialement de son passage à la Bodleian Library...

silence

D'ailleurs, je vais appliquer cette sage maxime et faire silence, le temps d'aller faire le plein et figues et de soleil un peu plus loin sur la droite. A bientôt !

Il y a un livre dans mon moteur

Maintenant que l'on sait pourquoi il ne faut pas dire moteur de recherche, je vous propose de parler plutôt des outils de consultation des bibliothèques numériques.
Quelques particularités par rapport aux moteurs classiques du Web : quelle que soit leur génération, les outils de consultation des bibliothèques numériques

  • cherchent dans des collections organisées suivant une logique raisonnée (qu'on appelle la "politique documentaire"),
  • et les choses qu'ils cherchent sont décrites de façon structurée, au moins en partie (avec des métadonnées appelées également notices).

Sans renier la recherche plein-texte, qui peut se révéler utile dans certains cas, on peut observer que dans un contexte de données fortement structurées et organisées, même les spécialistes du plein-texte font reposer leurs outils de recherche sur les métadonnées, et parfois pas que les leurs.

Pour moi un outil de consultation de bibliothèque numérique devrait se constituer de plusieurs couches qui, loin de s'opposer, se combinent. Parmi elles

  • une couche de butinage (par carte, par thème ou par facettes)
  • une couche qui exploite toute la richesse des données structurées
  • une couche de fouille au coeur du texte.

Je suis de plus en plus convaincue que tout cela peut (doit ?) être intégré dans un ensemble cohérent, assez bien exprimé par l'idée d'outil de

Folksobibliographie

Je les range là pour mémoire : quelques articles sur les folksonomies, les communautés et autres problèmes liés aux vrais gens dans le Web 2.0.

Ouf, ça fait un peu de vide dans mon aggrégateur ;-)

L'art de la numérisation... au bout des doigts

Un nouveau bouquin vient de paraître sur la numérisation : Mark Jordan, Putting Content Online: A practical guide for libraries, Chandos Publishing, September 2006. Tout en anglais of course. Je n'ai bien entendu aucune idée de ce qu'il y a dedans, pour l'instant.

Enchaîné

Sinon, j'aime bien l'optimisme de Lorcan Dempsey : et si les "doigts" numérisés par Google avaient finalement du sens, ou du charme, c'est selon ?

Alcool de figues

figue

A vous mes chers nombreux lecteurs qui ne savez pas quoi faire de vos innombrables figues, voici une idée : vous pouvez essayer d'en faire de l'alcool. Voici une recette de liqueur de figues qui n'a pas l'air trop compliquée, il faut juste être patient.

J'avais aussi donné celle-là l'an dernier.

Quant à moi j'ai refait une confiture mélange mirabelles et figues et c'est toujours aussi excellent.

Le bon grain de l'ivraie

Chiche que j'aborde un sujet dont tout le monde parle : les folksonomies.

Avec les folksonomies en général, et le tagging en particulier, ce qui fait le plus peur aux bibliothécaires, c'est le problème de la qualité. Olivier Le Deuff dans son article décrit bien les problèmes que l'on rencontre en confiant à des utilisateurs inexpérimentés le soin d'indexer des documents.

Je vous suggère de voir comment Google aborde le problème. Un double problème, en fait :

  • on ne sait pas indexer des images et on n'a pas les ressources pour le faire,
  • les utilisateurs peuvent le faire mais ils sont stupides.

Comment contrôler le travail d'utilisateurs incompétents ? Il suffit de les pousser sur la pente glissante qui les entraîne vers le bas.

Pour preuve, ce nouveau service : Google image labeler.

Pour motiver sa communauté d'utilisateurs, Google présente le taguing sous forme de jeu : vous avez un partenaire tiré au hasard et un peu moins d'1 minute pour taguer un maximum d'images. Pour qu'une image soit taguée, il faut que vous et votre partenaire inconnu saisissiez le même tag. A chaque image taguée, vous gagnez 100 points.

Qu'est-ce qu'on gagne ? Rien, mais la rapidité et l'émulation rendent le jeu prenant et il est difficile de s'arrêter. Du coup, les utilisateurs vont taguer plein d'images, et avec des tags supposés plus pertinents puisque

C'est du joli !

Image associée au billet

On peut se demander si la visualisation ou cartographie d'informations est un gadget, ou si elle représente (ou, au moins, annonce) un changement de paradigme dans l'accès à l'information. Je ne pense pas que nous ayons encore de réponse à cette question aujourd'hui, mais il est un fait certain, c'est qu'elle n'est plus accueillie par des "pfff", mais par des "ôôôh". C'est-à-dire qu'elle a désormais des moyens de convaincre, y compris des décideurs, qu'elle apporte quelque chose dans leur interface (ne serait-ce que parce que "ça en jette").

Après, d'un point de vue fonctionnel (dépassons le concept "c'est joli" et posons-nous la question "est-ce utile ?"), le jour où on se retrouve avec un impératif du type "mettez-moi un peu de visualisation là-dedans", de nouvelles questions se posent telles que : où, et comment ?
Je vous propose d'aborder la question en trois temps.

Le premier temps c'est celui de la cartographie pure et dure. On va représenter notre collection sous forme d'une image, une carte, de façon à en donner une vue d'ensemble avec un accès supposé plus intuitif aux documents.
L'intérêt du procédé est que la cartographie peut être considérée comme un ensemble de conventions pour représenter de l'information, et on va utiliser ces conventions (formes, couleurs, etc.) et éventuellement les détourner

Redlightgreen R.I.P.

Tantôt, je vous ai parlé de Redlightgreen, l'interface "grand public" des catalogues de RLG. Maintenant que RLG et OCLC ont fusionné, Redlightgreen va fermer le 1er novembre 2006, au profit du tout neuf Worldcat, qui vient d'ouvrir au public une vraie interface (oui, sans être obligé de poser des questions abracadabrantesques à Google).

La FRBRisation, le classement par pertinence, les "facettes" pour affiner la recherche et le formattage de citation sont des fonctionnalités qui étaient développées dans les deux catalogues.

Il y a un autre truc très important, c'est que ces deux catalogues sont adressables : on peut faire un lien pérenne vers une notice. Enfin, pérenne, jusqu'au jour où le catalogue est supprimé.

Il vous reste un peu moins de deux mois pour profiter des jolies couleurs de Redlightgreen. Ensuite tout sera fondu dans l'unique bleu worldcatien.

Si cela vous énerve, vous pouvez aussi lire les récriminations de Librarian.net sur les ratés de Worldcat, et sur le "décalage" des gens d'OCLC par rapport aux réalités du terrain (là je n'ai pas grand chose à leur envier je le reconnais).

Sinon vous pouvez aussi vous énerver contre Google, un sport très prisé ces derniers temps.

L'Europe numérique (suite !)

Bon alors voilà, l'Europe numérique continue, avec la fameuse recommandation de la commission européenne aux états, qui consiste en deux injonctions majeures (je résume) :

  • numérisez et mettez en ligne !
  • conservez ce que vous avez numérisé !

C'est vrai, quoi, il fallait y penser : conserver des documents numériques ! Puisque manifestement il fallait que quelqu'un le dise pour que ce soit pris en compte, maintenant c'est fait.

Je signale aussi, via Prosper, ce numéro de revue consacré à la bibliothèque numérique européenne. J'avoue ne l'avoir pas lu.