Month of mai, 2007

Jeu-concours sur la préservation du numérique

Vous vous intéressez à la préservation du numérique ?
Vous êtes un geek (ou vous en avez un à portée de main) ?
Vous avez un peu de temps libre devant vous ?
Vous avez besoin d'un peu d'argent de poche (entre 500 et 3000 euros) ?

C'est peut-être le moment pour vous de participer au Digital Preservation Challenge proposé par le projet européen DPE sur la préservation numérique.
Le principe : on vous propose 6 scénarios dans lesquels vous aurez à récupérer des fichiers dans des formats plus ou moins exotiques et obsolètes, les analyser, trouver ou construire un migrateur ou un émulateur, et déterminer des stratégies de préservation scalables pour l'avenir. Chaque proposition sera évaluée non seulement en fonction du résultat obtenu, mais de la description des étapes qui ont permis d'y arriver (car comme chacun sait, préserver c'est avant tout savoir documenter). Depêchez-vous : vous avez jusqu'au 15 juillet.

L'idée de lancer un jeu concours est assez amusante et à mon avis c'est sympa d'essayer de créer un "buzz" autour d'un sujet aussi austère que la préservation des documents numériques. Comme l'objectif d'un projet européen est aussi d'amener à une prise de conscience (to raise awareness comme ils disent), je pense que ce genre d'initiatives ne peut qu'aider grandement.

Un seul regret : tous les scénarios sont orientés sur



ELAG 2007 : "workshops"

Voici la suite du début.

A ELAG, les workshops se déroulent en parallèle, en plusieurs sessions sur plusieurs jours. On s'inscrit à un workshop et un seul, que l'on suit de bout en bout ; heureusement pour notre curiosité, tous les workshops font l'objet d'un rapport de 15 mn environ le dernier jour.

Universitat de Barcelona

Conformément au thème de la conférence (je le rapelle : library 2.0), la plupart des workshop avaient un thème très "2.0".
Ainsi, les discussions ont porté sur Amazon et Google, le eLearning en bibliothèque, la fourniture de documents, le tagging, les blogs et les wikis, etc. Tous ces workshops ont été présentés et discutés en même temps. L'idée générale était de les utiliser comme des boîtes à idées pour discuter toutes ces fonctions et émettre des recommandations plus ou moins symboliques suivant les groupes. J'ai noté quelques ressources intéressantes comme le service Books to Books qui permet aux bibliothèques de mettre facilement en place un service de numérisation à la demande.
Finalement, le plus intéressant (d'après les compte-rendus) était le workshop-titre : Library 2.0, what's in a name dont le produit (car chaque workshop débouche sur un "outcome") était un blog, créé avant la conférence et alimenté durant les sessions de travail.
C'était amusant de voir ces bibliothécaires (d'un certain âge, il


Valoriser les collections numériques

Quelques méthodes intéressantes ont récemment surgi sur le Web pour valoriser des collections numériques. Cela n'a plus rien à voir avec la logique très construite et même, très bibliothéconomique, des expositions virtuelles ou dossiers documentaires qu'on a l'habitude de voir dans les bibliothèques numériques aussi bien francophones qu'anglo-saxonnes.

Du côté de la numérisation de masse, nous avons deux blogs : celui de Google books search et celui d'Internet Archive. Point commun de ces deux projets de numérisation : ce sont des entrepôts de documents, qui ne sont pas construits a priori dans une logique de politique documentaire. Dans ces conditions, la valorisation sous forme de blogs est appropriée. Elle se caractérise par la recherche de "perles", en relation ou non avec l'actualité, dans le gisement documentaire qui se trouve à disposition.

Du côté des bibliothèques, l'article de Dlib sur l'utilisation de Wikipedia pour valoriser les collections numériques a déjà été cité par Marlène : il s'agit de se positionner dans le flux des usages, d'aller au-devant des étudiants dans le site qu'ils consultent au lieu d'attendre qu'ils viennent à la bibliothèque numérique. Le projet de bibliothèque francophone dans Second Life (vu sur bib 2.0) s'inscrit à mes yeux dans la même logique, aller au-devant des usagers, là où ils se

Your Archives

Créez "vos archives" : telle est la proposition des Archives Nationales de Grande-Bretagne aux internautes à travers ce wiki.

Ce wiki permet aux usagers des archives britanniques, après enregistrement sur le site, d'enrichir les notices des inventaires (avant/après), de faire des transcriptions, ou de rentrer des informations utiles sur n'importe quel sujet de recherche en liaison avec les archives anglaises, nationales ou non.

On peut saluer le pragmatisme typiquement anglo-saxon du projet :

  • il utilise le logiciel Mediawiki, du coup ça "ressemble" à wikipédia et de fait, cela acquiert un côté rassurant, parce que connu
  • le système de modération est hyper-simple (il faut être enregistré, mais n'importe qui peut s'enregistrer après avoir lu les conditions d'utilisation). On peut également signaler un abus.

Le site n'est pas très rempli pour l'instant mais à mon avis c'est une expérience à suivre.

Vu chez Peter Scott.

ELAG 2007 : "papers"

ELAG est un groupe européen qui rassemble des personnes intéressées par l'informatique documentaire en bibliothèque. Il se réunit tous les ans au printemps dans une ville européenne différente pour aborder des sujets d'actualité qui tournent traditionnellement beaucoup autour du SIGB. Mais, les bibliothèques étant ce qu'elles sont, la conférence s'est également ouverte ces dernières années au numérique et à la question des services offerts sur le Web, et donc cette année proposait pour thème : Libraries 2.0.

Comme dans toute conférence ELAG, il y avait trois grandes parties :

  • les "papers", conférences "plénières" à laquelle tout le monde (un peu plus de 100 personnes) assistait - c'est ce dont je vais parler ici
  • les "progress reports", ou lecture commentée des revues d'avancement envoyées par les participants sur leur institution : un exercice très formel et sans grand intérêt si vous voulez mon avis, donc je n'en dirai pas plus mais vous pouvez les consulter
  • les "workshops", des travaux en groupe qui feront l'objet d'un autre billet.

Donc voici mon compte-rendu des "papers". La plupart des liens pointent vers les présentations au format PDF.

Ressources électroniques

Un des sujets les plus "classiques" de mon point de vue dans les conférences plénières était la question des ressources électroniques et

Barcelone

A Barcelone j'ai eu la chance d'arpenter longuement les jolis jardins de l'Université qui a abrité les participants d'ELAG et de visiter les voûtes de la Bibliothèque Catalane.

Universitat de Barcelona Biblioteca de Calalunya

Pour le reste, il me fallait choisir parmi les nombreuses choses qu'on peut faire et voir à Barcelone et j'ai opté pour des activités typiques à savoir...

Marcher dans les rues : en effet, il n'est pas d'activité plus typiquement espagnole que d'arpenter le pavé sans but précis, de préférence dans la plage horaire 18-23h. On peut éventuellement ponctuer sa promenade d'activités optionnelles telles que l'achat de sandales en cuir ou de robes vertes fluos à fleurs oranges, la consommation de gauffres hypercaloriques dont l'empilement stratigraphique de chocolat, bananes, cacahuètes et crème chantilly ferait pâlir un archéologue, ou le multilinguisme trans-européen (par exemple, vous pouvez parler anglais avec des catalans ou espagnol avec des italiens).

Visiter le parc Güell : cela ressemble assez à un croisement génétique suspect entre Montmartre et les buttes Chaumont, doublé d'une mutation à la Disneyland.

Parc Güell Parc Güell

Bref il y a beaucoup d'escaliers, de touristes, de pigeons et de maisons qui ont de drôles de formes et couleurs. Mais au moins, pourrait-on espérer, y a-t-il des figuiers à Barcelone ? Eh bien, pas dans le parc mais j'en ai tout de même trouvé un.

Figuier à Barcelone